Résumé ...

Résumé ...

Voici la version intégrale de mon nouveau roman. Merci de respecter mes longs mois de travail et de ne prendre aucune citation, phrase ou encore passage sans indiquer un lien compréhensible vers ce blog.
Voici le blog de mon deuxième roman ici : clique



QUATRE DESTINS ET UN SENTIMENT

Quatre adolescentes qui ne se connaissent pas traversent chacune les expériences que la vie apporte, avec son lot de joies et ses grandes douleurs .
Mais
et si ces évènements tous autant qu'ils sont n'étaient que l'inévitable conséquence d'un seul phénomène déclencheur ?
Et
si toutes ces difficultés rencontrées par ces quatre jeunes filles n'étaient que le résultat de ce qui fait à la fois la plus grande richesse et la plus grande faiblesse de la nature humaine ?
Le paradoxe de l'amour ... Il nous sublime, puis nous détruit ; on le chérit , avant de le maudir ...
Mais Personne ne peut vivre sans lui ...


- Sarah et David, couple tendre , romantique et attaché, comptent l'un sur l'autre et fondent ensemble leurs projets d'avenir depuis quatre ans .
Mai
s le vrai bonheur ne dure jamais longtemps sans épreuves ...

- Laure, éperduement amoureuse de son ami d'enfance depuis des années . Oui mais est-ce aussi facile lorsque cet ami qu'on connait depuis toujours est devenu en l'espace de quelques mois une star mondialement connue ? Est ce que tous ces changements , le temps et la distance leur permettront de rester proches et d'avancer ?

- Mina, d'abord renfermée et nostalgique , puis dépressive et enfin anorexique , semble avoir des problèmes qui en aucun cas ne sont liés à l'amour . Mais, et si malgré tout il s'agissait d'un terrible cercle vicieux dont l'amour est la seule cause ?

- Emma et Julia , deux jumelles orphelines qui n'ont que l'amour qu'elles se portent, un soutien essentiel, un amour fraternel privilégié . Mais l'amour avec un grand " A " est impossible chez les jumeaux . Il est banni et inimaginable pour les uns , écoeurant et contre les moeurs pour d'autres ... Et pourtant ...


Alors vos premières impressions ??
Le résumé vous plait ? Que pensez vous de l'idée ?
Merci de me donner votre avis !!

# Posté le mercredi 05 septembre 2007 10:39

Modifié le dimanche 24 août 2008 18:04

Quatres destins et un sentiment ...

Quatres destins et un sentiment ...
CHAPITRE 1: PERDUE SANS TOI



La nuit était déjà tombée depuis longtemps sur la ville de Londres. Le calme nocturne enveloppait la ville endormie d'un silence pesant .
Et p
ourtant, dans une maison excentrée, deux yeux demeurent grands ouverts. Allongée dans son lit, perdue dans un labyrinthe de réflexions qui l'angoissent et l'accablent, une jeune fille ne parvient pas à trouver le sommeil.
Pourtant elle v
oudrait dormir; oublier, au moins quelques heures, les dures vérités que le destin vient de lui imposer. Mais elle ne peut pas. Même brisée de fatigue, son esprit est incapable de s'abandonner à la chaleur du sommeil.
Alors elle se lève
précautionneusement et se dirige à pas feutrés vers la fenêtre.
Elle ne voit qu
e la forêt à quelques mètres et ses arbres inquiétants, aux manteaux de feuilles noires menaçants qui se dressent dans l'obscurité de la nuit.
Toute la cam
pagne semble tétanisée par le froid et l' humidité. Même le vent s'est tut ce soir. C' est une de ces nuits où l'on ne voit pas la lune, où le ciel prend une couleur d'enfer tant il est étouffé par les nuages .
La jeune fille frissonne.
Comment pourrait-on se sentir mieux avec un temps aussi lugubre ?
Elle baisse la tête et essui
e furtivement une larme qui coule sur sa joue .
Et pour la
énième fois aujourd' hui, elle se dirige vers son ordinateur. Elle se fiche du bruit que produit l' appareil, et elle se fiche que ses parents se réveillent et se mettent hors d'eux .
Elle ne veut qu' une chose : relire encor
e et encore ce mail que ses yeux ont déjà parcouru des milliers de fois. Ce mail qui, malgré ses promesses rassurantes, ne leurre pas la jeune fille qui comprend parfaitement que tout s'arrête là...
Laure sait déjà ce qu'
il se passera.
Elle était pourtant tellement heur
euse que son meilleur ami trouve sa voie et remporte un tel succès ! Mais depuis le jour où Alex avait réussi ce fameux casting, toute sa vie, aussi bien à lui qu' à elle, avait été chamboulée trop vite ... Tout d'abord ce film et ses absences prolongées où il lui avait tant manqué... Et puis ce succès monté à une vitesse fulgurante... Jusqu' à ce qu' il soit remarqué par un producteur connu qui lui demande de venir s' installer aux Etats-Unis pour une longue suite de tournages.
C'est
là que tout s' est écroulé pour elle... Lui partir ? Lui qu' elle connaît et côtoie depuis toujours ? Lui, son ami d' enfance, qu' elle aime en secret ...
Mais l'oppo
rtunité était bien trop extraordinaire et Alex avait fait son choix . Ils avaient profité de leurs dernières semaines ensemble, mais le départ tant redouté n' était autre que le matin même .
A cette pensée, le
coeur de Laure se resserra douloureusement ... Refoulant ses larmes, elle relut encore une fois ce message plein d'espoir auquel elle ne croyait pas.

" Ma petite Laure,
J
e t' envoie ce mail avant mon départ demain matin. Si tu savais ce que tu vas me manquer ! Les fabuleuses expériences que je vais vivre là-bas garderont une part d'amertume sans toi.
Je sais que tu es tris
te, et je le suis tout autant, mais c' est ma chance et je dois la saisir .
Je te promet e
t je te jure que tu garderas toujours cette place aussi privilégiée dans mon coeur.
Je pre
ndrai de tes nouvelles le plus souvent possible. Tu vas me manquer .
Je tiens fort à toi .
.. "


Ses paroles étaient si réconfor
tantes... Et pourtant non . Laure ne parvenait pas à se persuader que tout pourrait se passer aussi bien. Tout son corps lui hurlait l' alerte. Non, rien ne serait pareil ...
La distance,
et de surcroît les complications entrainées par la reconnue d' Alex allaient former un gouffre difficile à franchir. Et Laure avait peur de se lancer dans un de ces combats où la fatalité est toujours gagnante...
Elle étint
l'ordinateur et se dirigea vers son lit. Elle se blottit dans les draps chauds.
Un dernier s
anglot, un dernier spasme étouffé, une dernière larme, et elle força tout son être à se persuader qu' Alex tiendrait parole. Apaisement hypocrite, mais elle plongea dans le sommeil.


~~oOoOoOo~~


Laure n'était pas la seule à ne pas dormir cette nuit là.
Dans les rues froides et mortes de Londres une jeune fille erre, sans but. Elle aussi est plongée dans des pensées sombres. Mais son esprit est dans un tel état de choc qu' il fonctionne au ralenti. Son corps entier semble démuni de vie. Ses yeux sont dilatés, et pourtant si ternes... Malgré la température glaciale, elle ne ressent plus les frissonnements incontrôlables de son coprs ni les claquements de ses dents. C'est tout son être qui est enfermé dans un brouillard insondable.
Elle se traîne encore quelques mètres. Bientôt, dans quelques pas, elle sera chez elle. Elle repassera par la fenêtre par laquelle elle est sortie sans que personne ne s' en aperçoive et s' enfermera encore une fois dans ce silence qu' elle ne quitte plus depuis quelques jours ...
Elle
escalade le rebord dans un mouvement machinal. Après avoir refermé la vitre, elle s' asseoit sur le carrelage gelé de sa chambre. Les genoux repliés contre elle, sur lesquels elle repose son menton, elle replonge au plus profond de son mutisme, les yeux plus noyés dans le vide que jamais.
Ses doigts refusent d
e desserrer cette chose dans sa main.
Pourquoi est-elle sort
ie ? Elle ne s'en rappelle même plus, tellement elle est engourdie par le froid. Mais tout lui revient bien trop vite. Elle voulait juste s'évader, essayer d' échapper à l' immonde évidence que vient de lui mettre en travers de sa route cet objet maudit .
El
le le hait, le déteste, mais il la tétanise de frayeur aussi.
Elle ne l' a toujours pa
s lâché... Elle ne veut pas ... Elle ne peut pas ...
Depu
is de longues et interminables minutes la jeune fille n'a pas bougé, cherchant vainement une solution à un problème qui semble ne pas en avoir. Elle n' entend même plus les sollicitations incessantes de son organisme.
Elle e
st en train de geler sur le carrelage froid de sa chambre, mais elle ne le sent pas.
Sa g
orge est desséchée par l'envie de boire, mais elle n'a pas soif.
Son
estomac crie plaintivement son envie de nourriture, mais elle ne ressent plus la faim.
La
vue sur la rue et ses lampadaires blâfards la font frémir. Dans un ultime effort, elle se lève et ferme les volets, s' enfonçant encore plus profondément dans son recueillement désespéré et solitaire.
E
lle se rasseoit, machinalement, au même endroit .
La jeune fille es
t hypnothisée, stagnant dans un état comateux. Hypnothisée par la peur et l'inconnu qui se dressent devant elle aussi imposants que des sommets infranchissables.
Voilà où en est Mi
na, cet objet infernal toujours entre ses doigts si crispés que les premières phalanges en sont blanchies ; se créant une prison de noirceur, de froid , de manques et de peur.
Mais
Mina n' a pas toujours été comme ça.
Jeune fi
lle jolie et attachante, extravertie et heureuse de vivre, elle peut aussi compter sur son entourage qui la soutient et ses parents qui l'aiment d'un amour sans faille. Elle avait tout pour être heureuse.
Et pourtant elle est
là, elle commence déjà à dépérir... La vie a vite fait de nous détruire et de nous entraîner vers un gouffre sans fin... Il suffit de tellement peu de choses pour que tout bascule ...
Puis, dans un élan
d' énergie, elle relève la tête de ses genoux, une étincelle déterminée illuminant ses yeux quelques secondes. De ses forces restantes, elle jette l' objet qu' elle tient toujours dans la main qui se fracasse contre le mur.
Mina se dit à elle même : " Demain tout sera fini. Je ferai ce qu' il faut mais tu ne seras plus là. "
Puis elle
se renferme dans son silence, avant de tomber de fatigue, recroquevillée sur le sol glacé.


Voila pour le premier chapitre !!
Alors, que pensez vous de ces deux personnages ?
A votre avis, Alex tiendra-t-il ses promesses ?
Que cache Mina ? Quel est cet objet qui la rend malade ? Qu' est ce qui a pu lui arriver pour que sa vie bascule ainsi ? Et enfin, de quoi veut-elle se débarrasser ?

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 09:50

Modifié le lundi 05 novembre 2007 10:55

Quatre Destins et Un Sentiment ...

Quatre Destins et Un Sentiment ...
CHAPITRE 2 : UNE SI DOUCE ETREINTE


A des centaines de kilomètres de Londres, dans un village perdu au milieu de la France, c'est une longue journée de travail qui s' achève à l'orphelinat St Jean.
C' est ici que vivent c
es enfants qui ont perdu la chose la plus chère qu' ils aient jamais eue. L'absence de parents, cet élément vital à toutes ces jeunes âmes qui entrent à peine dans la vie, est un vide, un manque difficile à estomper, surtout dans cet orphelinat, où la gentillesse et l'amour sont inexistants face à la sévérité des personnes qui dirigent l'établissement. L'ordre n' est établi que par la peur qu' elles imposent, et les règles instaurées sont strictes, parfois même cruelles ...
Ces enfants, q
ue la vie a déjà fait souffrir si tôt, et qui semble continuer à s' acharner, ont bien du mal à trouver leur place dans cet endroit où personne ne leur offre la tendresse dont ils ont tant besoin. Prisonniers de ces murs qui les brisent, les humiliations et les désespoirs sont encore plus féroces. Et lorsque l' on vit perpétuellement dans la cruauté, il arrive que l' on devienne inconsciemment hargneux à son tour ; et il n'est pas rare que la haine s' installe entre les pensionnaires de St Jean, laissant certains d' entre eux plus seuls et perdus que jamais, vulnérables, et cibles de tous les mépris, alors qu' ils ne parviennent même pas à comprendre pourquoi en si peu d' années d' existence on leur a déjà tant arraché.
Certains
d' entre eux ont vu leur parents mourir dans un accident ou de maladies, d'autres ne les ont jamais connus, abandonnés à la naissance.
Et c' e
st précisément le cas d' Emma et Julia.
Ab
andonnées.
A
lui seul ce mot fait frémir. On ne se rend compte de son impact destructeur que lorsqu' on l'a vécu. Il nous torture, avec sa culpabilité, son sentiment d' avoir été inutile et détesté. On en vient parfois à se haïr tant on pense que tout est notre faute, alors que l' on n' aurait rien pu changer... L'abandon reste gravé, incrusté, aucun être humain ne peut jamais l' oublier. C'est une crainte qui hante tous nos cauchemars les plus morbides.
Et
quand on essaie enfin de s' en séparer, il nous rattrappe bien plus vite et redouble de violence.
Emma et Julia ont dé
jà vécu cela, elles n'échappent pas à la règle.
Et toutes les nui
ts, dans leurs rêves, elles revivent inlassablement le jour où on les a délaissées. Et lorsqu' elles se réveillent en sursaut, en sueur et en pleurs, elles comprennent que jamais elles ne seront libérées de cette douleur lacérante.
Les deux jeune
s filles n' ont jamais rien su de leurs parents, et les règles inflexibles de l' orphelinat leur interdisent de tenter de le découvrir, les laissant stagner dans leur incompréhension, leur peur, leur manque et surtout leur incertitude.
Quand
on ne sait pas, qu' on n' est pas sûrs, on peut tout imaginer, même le pire...
E
lles ont grandi dans cet endroit toute leur vie. Dix-sept longues années de travail, de corvées d' incertitudes et de solitude. Oui car Emma et Julia n' ont pas d' amis ici. La haine est bien trop ancrée dans les âmes de tous ces enfants. Car à force d' être détestés de tous les adultes de l' orphelinat, ils ont fini par oublier comment aimer, et comment se faire aimer... Des destins sinistrés... Beaucoup trop tôt...
Mais les deux jeunes fi
lles ont et ont toujours eu une force particulière. Un bouclier protecteur contre les épreuves déjà trop nombreuses.
E
mma et Julia sont jumelles. Elles partagent une complicité sans pareil. Leurs sentiments sont toujours similaires, elles fonctionnent en osmose parfaite. L' une et l' autre se comprennent sans mots, elles n' en ont jamais eu besoin. Et l' affection qu' elles se portent est immuable, indestructible. Elles se rendent compte combien leur relation est privilégiée et savourent cette parcelle de bonheur.
L' une sans l' autre, elles savent qu' elles ne pourra
ient pas vivre : Tout leur vie, elles n' ont eu que l' amour mutuel qu' elles se portent.
Personne ne po
urra les séparer.
Certainement pas les règles trop dures de cet orphelinat de St
Jean, et moins encore la vie qui les attend après, lorsqu' elles auront atteint leur majorité et qu' elles quitteront à jamais l' endroit de leur enfance, sans nostalgie.
Aujourd' hui la journée a é
té dure pour les adolescentes... Plusieurs punitions et des corvées à n' en plus finir. C' est seulement à une heure et demi du matin que les deux moitiés vont se coucher. Harassées, exténuées et tristes d' être si mal aimées de tous sans parvenir à comprendre pourquoi, elles se couchent l' une contre l' autre pour se réconforter.
La chaleur de leurs deux corps
serrés leur procure, comme tous les soirs, le plus grand des bien-être. Toute la journée, elles attendent cette étreinte qui les régénère et qui arrive même à les rendre heureuses, l' espace d' une nuit.
Elles
savent que demain ne sera pas rose, elles savent qu' elles devront encore souffrir, mais peu importe.
Tant qu'
elles pourront conserver cette intimité salvatrice, rien ne pourra les atteindre.

~~oOoOoOo~~


Mais tous les coeurs ne sont pas tourmentés cette nuit là.
Dans une petite rue ca
lme de la ville de Hambourg, une porte s'ouvre à la volée, laissant raisonner des éclats de rire et de voix, qui brisent momentanément le silence du lieu.
Un nou
veau claquement de porte et la paix revient, laissant un jeune couple s'envelopper dans leur intimité.
Pour
eux, la soirée a été merveilleuse.
David et Sarah son
t ensemble depuis maintenant quatre ans. Quatre ans depuis lesquels ils partagent tout : leurs peines, leurs joies, leur tendresse, mais aussi et surtout leurs projets.
Ils sont l' exemple
de ceux qui se trouvent et qui ne se quitteront pas, trop précieux l' un pour l' autre, trop complémentaires. Et surtout, ils ont réussi à transformer leur amour premièrement passionnel en un attachement fort et particulièrement solide.
Deva
nt eux, les épreuves s' écrasent une à une.
Main dans
la main ils font confiance à tout. A l' avenir, au destin et à la vie tout simplement.
Ce soir ils ont scel
lé encore plus profondément leur promesse d' attachement éternel. Ce soir, l' émotion lui nouant le ventre, David a demandé Sarah en mariage.
Ils ne se marieront
pas tout de suite, car ils se savent promis et entièrement l' un à l' autre, et ils veulent déjà profiter de cette nouvelle sensation d' éternité qui s' ouvre devant eux.
Mais jamais Sara
h n'a été aussi sereine, aussi comblée. Elle voit parfaitement le chemin que sa vie va prendre, et ce sera aux côtés de David. Elle sait qu' elle passera chaque jour de sa vie avec et pour lui, et c' est exactement ce dont elle a toujours rêvé. David ressent exactement la même chose. Ils sont deux êtres dont le fonctionnement s' assemble parfaitement.
Mais le jeune homme s' est donné tellement de mal pour p
réparer cette soirée tant espérée qu' il est désormais fatigué, las de l' agitation et du vacarme du restaurant.
Il ne dé
sire qu' une chose : retrouver les bras de Sarah. La serrer, la serrer à n' en plus finir. Il veut sentir le contact de ses doigts dans son dos et son cou, et parcourir des siens sa peau chaude et veloutée. Remonter jusqu' à sa nuque, ses cheveux ... Il veut plonger son regard dans le sien, avant de caresser sa bouche fine de ses propres lèvres. Une fois de plus, il la veut tout à lui, et il sait qu' il en sera ainsi indéfiniment.
Sarah n' attend que ça. Rem
arquant David qui la dévore des yeux, immobile au milieu du salon, elle enlève son manteau avant de le rejoindre et de l' entourer de ses bras. Elle se blottit contre lui, enfouit son visage rosi par le froid dans son cou et n'a pas à attendre longtemps avant que David l' enlace. Il dépose un baiser dans sa nuque, sur sa joue, puis sur la commissure de ses lèvres, faisant monter l' envie d' un baiser langoureux. Il n' attendra pas plus longtemps avant de l' embrasser passionnément, profitant de chaque fraction de seconde de son baiser comme d' un ultime délice.
Rien ne peut les troubler maintenant. David conduit douc
ement Sarah vers leur chambre. Il l' allonge sur le lit, se détache d' elle un instant pour refermer leur porte. La lumière s' éteint.
Cette nuit là, l' intimité a continué de s' ép
anouir, lovée dans la chaleur de la chambre où dorment Sarah et David, leurs corps amoureux enlacés tout au long de leur sommeil paisible.
Non vraiment, tous les
coeurs ne sont pas tourmentés cette nuit là.
Mais pour combien de temps encore
?


Et voilà pour le deuxième chapitre !!
Alors qu' en pensez vous ?
A votre avis quelles épreuves vont frapper Emma et Julia dans cet orphelinat si dur ?
Leur amour fraternel incroyable sera-t-il suffisant ?
Qu' est ce qui pourrait bien venir ternir le bonheur si parfait de David et Sarah ?


# Posté le lundi 10 septembre 2007 13:42

Modifié le dimanche 16 septembre 2007 12:08

Quatre Destins et Un Sentiment

Quatre Destins et Un Sentiment
CHAPITRE 3 : TU ES TOUJOURS LA


Un réveil sonne dans la grande maison londonienne. Ce matin encore, il va falloir refouler la fatigue, s'empêcher de se rendormir et forcer son corps enveloppé de la chaleur de la nuit à s'extirper de cette plénitude et de cette sérénité foetale.
Le réveil est d' autant plus difficile qu
e la nuit a été courte. Courte et trop riche en émotions.
Laure peine à garder les yeux ouverts,
elle voudrait se recroqueviller encore quelques heures au creux de la douceur et de la tiédeur de ses draps. Elle s' essaie fébrilement à hasarder un bras hors de sa couverture. La différence de température entre la pièce et son lit la fait trembler de tout son corps. Elle est prête à replonger dans les draps lorsqu' une vague de courage l' envahit. Au lycée elle va revoir Alex, et cela la comble de joie. Et c' est alors qu' elle réalise, sortant brutalement de la torpeur qui l' enveloppait jusqu' à présent que non. Non justement, Alex ne serait pas là aujourd' hui. Elle comprend alors pourquoi son coeur est si lourd ce matin.
Une boule se forme dans sa gorge. C
e n' est pas seulement la tristesse de savoir son meilleur ami si loin, mais aussi l' angoisse de faire, pour la première fois depuis des années, une journée de cours sans lui. Incroyable mais vrai, ils n' ont encore jamais été séparés durant toute leur scolarité. Elle se rappelle de tous ces trajets faits ensemble, tous ces cours soporifiques qu' il rendait hilarants, ces après-midi à essayer de faire un devoir incompréhensible.
Et elle se rendit compte. Elle venait seulemen
t de réaliser l' importance de ce qu' elle venait de perdre. Ce n' était pas seulement l' absence d' Alex, mais aussi toutes les choses qui disparaissaient en même temps que lui. Tout son quotidien devenait subitement l' inconnu total.
Elle se leva enfin, l' anxiété lui nouant l' estoma
c, mais décida de le cacher. Laure ne supportait pas de montrer son mal-être devant ses parents. Elle fut silencieuse tout le déjeuner, mais ils ne lui posèrent pas de question. Ils étaient au courant ce matin là, et ils comprenaient trop bien.
Sur le chemin des cours, la nostalgie frapp
a la jeune fille de plus belle. A cette heure là, elle serait déjà avec lui. Elle sentit la boule dans sa gorge se gonfler dangeureusement. Elle ne voulait pas pleurer.
Une vibration sur sa cu
isse l' interrompit dans sa lutte contre elle-même. Elle sortit son portable de sa poche. Elle venait de recevoir un message. Et il était d' Alex. Son coeur fit un bond dans sa poitrine. Elle commença à trembler, ses jambes ne la tenaient plus. Elle sentit un fourmillement glacé l' envahir tandis qu' elle pressait le bouton "lire" du téléphone.

" Ma petite Laure !
Tu es déjà sur
le chemin du lycée à cette heure là ! C'est étrange de ne pas être avec toi !! Mon avion part dans une heure, je voulais juste te dire que tu me manques déjà. ( Et je ne suis même pas parti, ça commence bien ! ). Je te donnerai de mes nouvelles le plus vite possible. Bonne journée en cours. Je tiens fort à toi. "


Laure explosa. Explosa de rire avant de fondre en larmes
. L' émotion était trop forte. Il avait pensé à elle !! Elle ne pleurait plus de tristesse, mais de soulagement. Elle s' empressa de lui répondre, sécha ses larmes et partit, confiante, au lycée.
Mais le
vide causé par l' absence d' Alex la rattrappa bien vite. Cette place perpétuellement vide à chaque cours, à côté d' elle, refaisait monter les larmes de manière incontrôlable.
Laure rentra chez elle éreintée : la journée avait été éprouvante.
Elle s' affala sur so
n lit et tenta de se mettre à son travail. Son humeur morose et nostalgique ne l' aidait vraiment pas à élucider l' énoncé monstrueusement alambiqué de cet exercice de maths. Mais une petite musique la tira de ses calculs infernals. Elle se rua sur son téléphone. L' inespéré était devenu réalité : Alex l' appelait. Elle était tellement comblée qu' elle en oubliait de décrocher. Elle se reprit vivement et prononça d' une voix tremblante de plaisir et de soulagement :

" - Allo ?
- Ma Laure ! C'
est Alex ! Je suis content de t' entendre ! Alors cette journée au lycée ?
- Bien, bien. Mais c' est tellement v
ide et ennuyeux sans toi !! Je n' arrivais même plus à rire aux discours interminables de notre très cher prof d' histoire ! "

Le jeune homme éclata de rire. C' était un rire
franc et spontané, respirant la joie de vivre. Le coeur de Laure s' envola. Sa voix lui faisait tellement de bien !

" - Et toi, comment c'est là bas ?
- C' est superbe ! Et l
uxueux au possible avec ça ! Il y a même déjà des filles qui m' attendent devant l' hotel tu te rends compte ?! "

Poignard en plein coeur.
Elle se reprit à temps, pour ne pas
semer de doutes.

" - Ah oui, c' est génial !
- Oui ! Bon je te laisse ! J' ai encore é
normément de choses à ranger et le tournage commence demain ! Je te rappelle bientôt ! Allez bisous, tu me manques !
- A moi aussi ... "

Le bip régulier de la communication
coupée l' attrista. Mais elle se reprit. Pas question de se lamenter, Alex avait beaucoup pensé à elle aujourd' hui. Elle commençait à prendre confiance. Il lui avait promis que cela resterait toujours comme ça. A cette pensée, son coeur se gonfla d' enthousiasme et elle sourit. Après tout, elle s' était peut- être trompée. Peut-être qu' elle n'allait pas le perdre...
Deux semaines passèrent. Deux semaines ponctuées de mails, de
messages et d' appels. Laure rayonnait. Son ami avait beau lui manquer, leurs conversations lui remontaient le moral un peu plus chaque jour. Elle était au centre des préoccupations de son meilleur ami, et elle n' en demandait pas plus. Pas question de lui avouer ses sentiments maintenant, mais elle remarquait que la distance, au lieu de les éloigner, renforçait leur complicité déjà si intense, car ils comprenaient vraiment à quel point ils tenaient l' un à l' autre.
Laure était heureuse et el
le savait qu' Alex aussi étant donné qu' il faisait quelque chose qui le passionnait et que le tournage se passait à merveille. Elle se sentait forte et elle était parfaitement rassurée : Alex ne l' oublierait pas, cette fois elle en était sûre. Si au bout de deux semaines de tournage et d' une vie trépidante, tout était aussi stable et leurs appels aussi réguliers, elle ne se faisait plus de souci. Cela ne bougerait plus.
Et désormais, chaque soir, elle
s' endormait sereinement, repensant aux doux mots du jeune homme qu' elle aimait secrètement, et dans l' attente de demain pour qu' ils puissent, une fois de plus, se confier l' un à l' autre.


Voila pour le chapitre trois !!
Alors vos impressions ?

# Posté le lundi 17 septembre 2007 09:05

Modifié le dimanche 24 août 2008 13:30

Quatre Destins et Un Sentiment

Quatre Destins et Un Sentiment
CHAPITRE 4 : VA - T - EN


La journée commence d' une toute autre manière chez Mina.
On frappe à sa porte. Mais pas à la manière d' une mère
aimante qui vient vous réveiller avec compassion le matin. Non, ce sont des coups durs, explosant d' inquiétude. La porte tremble. Mina l' a fermée à clé cette nuit. Mais le verrou lâche sous le martèlement des poings de sa mère, qui bondit dans la chambre. Affolée de voir sa fille couchée sur le carrelage, la jeune femme ne peut retenir un cri :

" - aaaaah !!!! Mina !! Mina ça va ?! "

Voilà ce qui réveille la jeune fille.
Elle se sent atroce
ment mal. Elle a eu tellement froid cette nuit qu' elle sent déjà l' emprise empoisonnée de la fièvre. Sa mère, voyant que sa fille reste muette et amorphe, gisant sur le sol, s' approche et lui touche le front :

" - Tu es brulante ma puce ! Mais qu' est ce que tu as fait ?! Tu ferais mieux de rester là ce matin. "

Mina en rêverait.
Rester au chaud, s' abandonner à la quiétude et à l' apaisement. Et pourtant il n' en était pas question. Etant donné son état, elle ne supporterait pas le regard couveur de ses parents aujourd' hui. C' était au dessus de ses forces. Elle savait qu' elle allait craquer. En leur présence, elle sentait son secret complètement à découvert... Et puis elle avait quelque chose d' essentiel à faire.
Mina allait rétorquer lorsqu' un spasme violent l' e
n empêcha, contorsionnant tout son corps. Elle essaya de se soulever, secouée de convulsions. Son estomac entier se retournait, sa gorge prenait un goût étrange. Du peu de forces qu' elle avait, elle se précipita vers la salle de bain. Les nausées étaient beaucoup trop tenaces. Mina vomit.
Sa mère, interloquée par les évènements était r
estée immobile dans la chambre de sa fille. Elle lançait un anxieux " Ca va ma puce ? " de temps à autre.
Les ha
ut - le - coeur de Mina étaient passés. Elle allait rejoindre sa mère lorsqu' elle se rappela brutalement.
La cha
mbre. Sa mère. L' objet. Les trois réunis et ce serait une catastrophe sans nom. Si la jeune femme découvrait ce que Mina avait dans la main hier soir, les conséquences seraient dramatiques.
Mina ne prit même pas le temps de
réfléchir. Elle se rua vers la pièce où l' attendait sa mère, qui commençait déjà à ranger quelques affaires pour passer son angoisse. Mina surgit en trombes et se plaqua contre le mur où elle avait lancé le fameux objet la veille. Ne trouvant rien d' autre à faire dans l' urgence, elle éclata en sanglots et hurla à pleins poumons :

" - SORS !! SORS TOUT DE SUITE DE MA CHAMBRE !!! "

La mè
re de la jeune fille resta interdite, dans l' incompréhension la plus totale. Elle n' avais jamais vu une réaction d' une telle ampleur chez sa fille. Elle était tellement interloquée qu' elle en oublia de s' énerver et sortit de la chambre, les yeux hagards.
Mina s' accroupit et c
hercha fébrilement ce qu' elle avait lancé. Malheureusement elle n' avait pas fait un mauvais rêve, tout ce qui s' était passé n' était pas le fruit de son imagination, car la chose était belle et bien là. Un peu déformée par sa chute, mais indiquant toujours cette terrible vérité.
Mina était enceinte.
Elle saisit le test qu' elle avait
jeté contre son mur quelques heures plus tôt et le cache, faut de mieux, sous son matelas. Malgré la fatigue, la peur et la fièvre, la jeune fille se prépara et sortit de sa chambre.
Ce matin elle ne passa pas dire aurevoir
à ses parents et évita soigneusement de passer par la cuisine, de peur qu' on lui impose d' avaler quelque chose, ce qui était pour elle une épreuve insurmontable. Mais arrivée devant la porte, alors qu' elle s' apprêtait à sortir, elle sentit un bras l' agripper fermement et la tirer violemment en arrière. C' était le père de Mina. Il avait la fâcheuse habitude de s' énerver lorsqu' il était inquiet et cherchait à tout prix à savoir ce qu' il se passait. Mais son attitude ne faisait qu' effrayer et braquer la jeune fille :

" - Mina, dis moi ce qu' il se passe immédiatement !! Ton comportement est plus qu' étrange et inquiétant alors parle nous !
- No
n lâche moi. Je vais bien, je suis juste un peu malade. Lâche moi ! "


Mina se dégagea de son emprise et sortit rapidement. Elle enten
dit sa mère de la cuisine lui crier de rester à la maison pour se reposer, mais Mina refusa fermement. Il FALLAIT qu' elle s' en aille.
Le froid mordant l' exténuait encore plus. La fièvre
posait un voile sulfureux sur ses pensées. Sa vue aussi devenait floue. Et pourtant une voix lui répétait incéssamment, lui martelant le crâne : " - Débarrasse - t - en. Débarrasse - t - en. Débarrasse - t - en ... "
Elle devait empêcher ce qui vivait en elle de se développer
encore. Elle devait l' achever maintenant. Le plus vite possible, pour que personne n' en sache rien. Mina ne savait pas comment s' y prendre. Comment peut - on faire pour mettre fin à une si petite existence, qui a à peine commencé ? Elle savait une chose. Elle allait devoir souffrir aussi. On ne sacrifie pas une vie sans en payer le prix. L' avortement en est le meilleur et le plus cruel exemple.
Ne trou
vant rien de mieux dans l' instant même, elle força son corps fiévreux et endolori à courir dans le froid. Longtemps, longtemps ... Même sans rien n'avoir mangé, Mina se forçait à courir. Elle s' arrêta seulement devant son lycée, essayant difficilement de reprendre ses esprits et la respiration saccagée. Elle tremblait de tout son corps. Mais tant pis.
Les amis de Mina ne comprirent pas son silence
aujourd' hui. Elle parlait uniquement lorsqu' on lui posait des questions. Et encore, ses réponses étaient minimes, seules des bribes de mots s' échappaient de ses lèvres. Son expression était sans sourire, les yeux dans le vide. A quoi pouvait - elle bien penser cette jeune fille d' habitude si pétillante ? Mina prétexta platement qu' elle était malade, tout en sachant pertinemment que cette excuse ne pourrait pas lui venir en aide indéfiniment. Mais son esprit cherchait un stratagème diabolique pour se débarrasser du bébé. Diabolique ? Oui mais c' était en réalité un sauvetage pour elle.
Courage,
tout cela serait bientôt fini.
La classe de Mina avait sport aujou
rd' hui. Endurance et saut en longueur. Impeccable.
Les deux heures d
e sport furent exténuantes. Après vingt minutes de course, Mina s' arrêta. Elle avait déjà failli perdre connaissance deux fois, sa vue se brouillant totalement, laissant seulement apparaître un immense masque noir devant ses yeux. Son estomac se tord ; Mina est affamée.
La saut en longueur fut l' épr
euve la plus douloureuse de la journée : Une course, un élan, un effort intense, et un atterrissage qui lui arrachait à chaque fois un cri de souffrance.
Et pourtant en
sortant des cours, Mina, rompue, misérable et harassée n' avait pas gagné. Elle le sentait. Ce petit être était toujours là.
Mina compr
it alors que la douleur allait être longue avant d' être libérée ...


Voilà mon nouveau chapitre !!
Alors vos impressions? Surpris par l' objet caché ? XD
Que va -t- il arriver à Mina maintenant ?

# Posté le vendredi 21 septembre 2007 15:44

Modifié le dimanche 24 août 2008 13:30